Comment éviter de tomber dans un trou noir : les 5 principales raisons pour lesquelles vous devriez conclure un contrat de concubinage
Une enquête menée par Resolution en 2017 a révélé que les deux tiers des couples vivant en concubinage croient à tort qu'il existe des lois sur le “ mariage de fait ” en matière de partage des biens.
La réalité pour les couples non mariés est qu’en fait, la notion de ‘ concubin(e) ’ n’existe pas ; et bien que cela puisse en surprendre plus d’un, c’est une situation bien connue des avocats qui doivent s’occuper de couples en conflit qui ne sont pas mariés.
Les contrats de concubinage permettent aux couples non mariés de décider du sort de leurs revenus et de leurs biens pendant leur relation et en cas de séparation. Contrairement aux couples mariés, il n'existe aucune législation spécifique régissant le sort des biens des couples non mariés en cas de séparation. Cette lacune importante dans la législation constitue un véritable casse-tête tant pour le client que pour l'avocat.
Malheureusement, lorsqu'une relation entre deux concubins touche à sa fin, l'absence de toute législation appropriée visant expressément cette situation peut souvent aggraver encore davantage le désarroi.
Les couples mariés bénéficient de la loi de 1973 sur les affaires matrimoniales, ce qui signifie que les juges siégeant aux tribunaux de la famille disposent d'un large pouvoir d'appréciation et de divers pouvoirs lorsqu'il s'agit de prendre des décisions concernant le partage des biens matrimoniaux. Afin de bénéficier d'une protection similaire, un contrat de cohabitation peut traiter de certaines questions analogues : voici nos cinq principales raisons de conclure un contrat de cohabitation.
- La maison familiale
Tout notaire compétent spécialisé en transactions immobilières demandera aux clients qui achètent un bien immobilier en copropriété quelles seront leurs parts respectives dans ce bien, et leur indiquera que, dans l'idéal, ces parts devraient être consignées dans un acte de fiducie.
Mais que se passe-t-il lorsque le titre de propriété est uniquement au nom d'une seule personne, alors que son partenaire va participer au remboursement du prêt immobilier et à l'entretien du logement ? Il est possible d'éviter tout désaccord futur dès le départ en précisant par écrit la valeur juridique – ou l'absence de valeur juridique – des contributions financières de la personne non propriétaire au logement familial.
Une procédure judiciaire coûteuse en vertu de la loi de 1996 sur les fiducies foncières et la nomination des fiduciaires (qui s'applique en cas de litige dans ce scénario) est une option bien moins attrayante pour tout couple dont la relation s'est malheureusement détériorée.
- Cadeaux – Définir comment les cadeaux aux invités en couple être répartis si la relation venait à prendre fin ; le fait que les deux parties s'entendent clairement sur la manière dont ces biens seront répartis en cas de séparation permettra d'éviter qu'elles ne tournent en rond.
- Définir des engagements en ce qui concerne les aspects plus terre-à-terre de la vie quotidienne. Par exemple, un contrat de cohabitation peut préciser la part que chacun d’entre vous versera pour le remboursement du prêt immobilier, le paiement des factures et d’autres engagements financiers. Il vous permettrait également de déterminer qui sera responsable des dettes, etc. Le fait de s’entendre sur ces points à l’avance réduit le risque de désaccord ultérieur.
- Accords concernant les enfants sont d'une importance capitale en cas de rupture. Il est nettement préférable de s'entendre sur les points suivants : la pension alimentaire pour les enfants ; le lieu de résidence des enfants en cas de séparation ; la fréquence des visites de l'autre parent ; toute disposition particulière concernant les enfants, plutôt que d'avoir à mener des discussions difficiles une fois que la relation s'est détériorée.
- Économisez de l'argent et évitez les tracas. Il est infiniment préférable d'avoir une discussion sereine dès le début d'une relation et de consigner par écrit certains principes acceptés par les deux parties, plutôt que de se livrer à des disputes pénibles et potentiellement coûteuses plus tard, lorsque la relation touche à sa fin.
À moins que le Parlement ne comble cette lacune importante dans la législation relative à la séparation des couples en concubinage (ce qui a peu de chances d'arriver de sitôt), un contrat de concubinage constitue une mesure préventive judicieuse pour éviter de se retrouver dans cette impasse.
En l'absence d'un tel accord, un couple peut se retrouver dans une situation qui n'est peut-être la faute de personne, mais dont le règlement peut s'avérer coûteux. Chez RFB LLP, nous accompagnons nos clients avec calme et bienveillance afin de vous aider à trouver la solution juridique qui vous convient le mieux. Contactez dès aujourd'hui notre équipe accueillante.
Par Bik Wong, avocate stagiaire
Notre équipe se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions. N'hésitez pas à contacter Bik Wong au 020 7613 7112 ou par e-mail.
(Remarque : cet article a été publié à l'origine sur notre ancien site web et n'est fourni qu'à titre d'information générale. Bien qu'il reflète la situation juridique au moment de sa rédaction, la loi peut avoir changé depuis sa publication. Pour obtenir des conseils actualisés et adaptés à votre situation, veuillez contacter notre équipe).