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2-06-2026

Accueil / Base de connaissances / Conventions de concubinage : mieux vaut prévenir que guérir

Selon l'Office national des statistiques (ONS), environ 3,3 millions de familles vivant au Royaume-Uni sont composées de couples non mariés : il s'agit d'un modèle familial en constante progression.

De nombreux couples non mariés sont surpris et consternés lorsque leur relation prend fin et que leurs avocats leur indiquent que, contrairement aux couples mariés, il n’existe aucune législation spécifique applicable à leur situation difficile. Les couples mariés bénéficient des pouvoirs étendus dont dispose un juge du tribunal des affaires familiales en vertu de la loi de 1973 sur les causes matrimoniales (‘la loi de 1973’) en cas de litige ; il n'existe aucun équivalent pour les couples non mariés.

Resolution (l'organisation spécialisée en droit de la famille destinée aux professionnels du droit, dont l'équipe chargée du droit de la famille est fière d'être membre) organise une « Semaine de sensibilisation à la cohabitation » du 27 novembre 2017 afin de renforcer le soutien parlementaire en faveur d'une modification de la loi. Toutefois, tant que cette lacune très importante dans la loi n'aura pas été comblée, les couples en concubinage pourraient bien souhaiter envisager un accord de concubinage afin de définir leurs souhaits concernant des questions pour lesquelles, à l'heure actuelle, les tribunaux ne disposent pas de pouvoirs suffisants pour statuer.

Qu'est-ce qu'un contrat de cohabitation ?

Un contrat de concubinage bien rédigé définit à l'avance ce qui se passera si la relation d'un couple non marié venait à prendre fin, par exemple :

  • les parts respectives de chaque personne dans tout bien détenu en copropriété ;
  • comment les autres biens communs doivent être partagés ;
  • déterminer qui sera responsable des dettes existantes et futures, par exemple l'hypothèque sur la maison familiale, si celle-ci ne doit pas être vendue ;
  • si la partie la plus aisée financièrement est disposée à verser une pension alimentaire à la partie la moins aisée pendant une période déterminée ;

Lorsqu'il y a des enfants mineurs issus de cette union :

  • définir les modalités de garde ;
  • modalités de visite pour le parent n'ayant pas la garde ;
  • l'organisation des vacances pour les enfants ;

Ces dispositions figurant dans un contrat de concubinage concernent peut-être un avenir que l'on n'ose pas imaginer, mais il vaut infiniment mieux réfléchir en détail et à l'avance à l'éventualité d'un problème plutôt que de faire face à l'incertitude, au stress et aux frais liés à une procédure judiciaire.

Copropriété : comment régler les litiges

Il est courant que des couples non mariés achètent un bien immobilier ensemble : lorsque les parts dans un bien détenu en copropriété n’ont pas été déclarées, on présume que chaque titulaire légal détient une part égale du bien. Cette présomption peut toutefois s’avérer profondément inéquitable si l’une des parties a apporté une contribution financière nettement plus importante à l’acquisition du bien ou a contribué d’une autre manière à sa valeur. En cas de désaccord irréconciliable entre les parties quant à la répartition à parts égales de la propriété, une demande au titre de la loi de 1996 sur les fiducies foncières et la nomination des fiduciaires (“ la loi de 1996 ”) constitue l’un des rares textes législatifs applicables à un couple non marié en cas de rupture.

En vertu de la loi de 1996, chacun des copropriétaires du bien immobilier peut saisir le tribunal civil pour demander :

  • La décision du tribunal concernant la part en pourcentage que chaque personne détient dans le logement familial ;
  • Une ordonnance de vente du bien immobilier ;

Les limites de la loi de 1996 sur les fiducies foncières et la nomination des fiduciaires

Il est toutefois tout à fait possible qu’une des parties s’oppose à la vente du logement familial, même si elle souhaitera évidemment que sa part dans le bien soit déterminée. Les recours disponibles en vertu de la loi de 1996 ont une portée bien plus limitée en matière de droits de propriété que ceux dont disposaient les couples mariés en vertu de la loi de 1973, lorsque le juge rendait ce qu'on appelle une ordonnance de partage des biens. En matière de biens matrimoniaux en vertu de la loi de 1973, un juge dispose de pouvoirs plus étendus que la simple déclaration des parts respectives et l'ordonnance de vente des biens matrimoniaux. Par exemple, lorsqu’il exerce ses pouvoirs en vertu de la loi de 1973, un juge peut ordonner le transfert du titre de propriété d’une partie à l’autre, assorti de conditions financières si nécessaire. C’est là qu’un accord de cohabitation (sur lequel les deux parties ont obtenu des conseils juridiques indépendants) et qui traite des questions patrimoniales, peut éviter un litige coûteux.

Le rôle de la femme au foyer

De même, la partie la plus démunie financièrement d'un couple non marié, qui a été le principal responsable des enfants au cours d'une relation de longue durée et qui n'a pas d'expérience professionnelle significative, voire aucune carrière, peut se retrouver dans une situation de grave précarité financière en cas de rupture. Une personne non mariée se trouvant dans une telle situation n'a pas la possibilité légale de demander au tribunal des affaires familiales une pension alimentaire équivalente à celle versée à un conjoint. Là encore, un contrat de cohabitation peut régler ces questions à l'avance.

Comment les créances doivent-elles être cédées ?

La question de savoir qui doit assumer la responsabilité financière des dettes non remboursées contractées au cours d'une relation, lorsque les biens acquis ont profité à l'une ou aux deux parties, peut être source de conflits préjudiciables et prolongés en cas de rupture. Les couples non mariés ne bénéficient pas, contrairement à leurs homologues mariés, de la possibilité de saisir le tribunal des affaires familiales en vertu de la loi de 1973 pour régler ce qui devient souvent un sujet de litige épineux. En l'absence d'accord préalable sur les dépenses engagées conjointement, nous en sommes réduits à appliquer strictement les principes contractuels régissant l'acquisition des biens : une application stricte de ces principes peut avoir des conséquences imprévues et, en effet, indésirables pour les deux parties. Mais rien n'empêche les deux parties de s'entendre à l'avance sur leurs souhaits concernant cet aspect de leur relation. De même, la répartition des dons entre un couple non marié en cas de rupture peut faire partie intégrante d’un accord de cohabitation, évitant ainsi des querelles inutiles.

Les services que nous proposons

Nous constatons qu'un nombre important de clients non mariés regrettent de ne pas avoir réfléchi à l'avance aux questions évoquées ici et déplorent aujourd'hui l'atmosphère tendue et conflictuelle qui règne dans leur situation.

Une convention de concubinage adaptée peut être rédigée moyennant des honoraires forfaitaires convenus à l'avance avec l'un des membres de notre équipe spécialisée en droit de la famille, une fois que nous aurons évalué votre situation. Si vous vivez déjà avec votre partenaire ou êtes sur le point de vous installer avec lui/elle et que vous pensez avoir besoin d'une convention de concubinage, contactez-nous Daniel Martinez ou Bik Wong qui examinera votre situation en détail avec vous et vous conseillera avec soin.

(Remarque : cet article a été publié à l'origine sur notre ancien site web et n'est fourni qu'à titre d'information générale. Bien qu'il reflète la situation juridique au moment de sa rédaction, la loi peut avoir changé depuis sa publication. Pour obtenir des conseils actualisés et adaptés à votre situation, veuillez contacter notre équipe).

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