In his second article about the use of pre-recorded video evidence in courts, Piers Desser, Criminal Litiges Partner at Ronald Fletcher Baker, gives further insight into the scheme through personal experience and wraps-up with a look to the future.
My own recent experiences of Section 28 recordings touches upon three important areas for consideration. During a multi-defendant case in which a young witness gave pre-recorded evidence – the first such case to utilise the procedure at the Old Bailey – the risks of a witness being recalled were highlighted.
Parallèlement à notre procédure, ce témoin était également impliqué dans une autre affaire qui traitait de questions de violence et d'appartenance à un gang.
Findings in that case had the potential to substantially affect the evidence of the witness, primarily going to his bad character, and it is entirely foreseeable that in other similar circumstances a trial could be derailed at short notice causing substantial delays and waste of resources.
Il est également essentiel que l'enquête soit correctement conclue avant que l'article 28 ne soit pris en considération de manière définitive. Dans une affaire impliquant une allégation grave de délit sexuel, le CPS a pris une décision d'inculpation alors que l'accusé était encore en détention policière, soit un peu plus de 24 heures après l'incident lui-même.
Les preuves fournies par le téléphone de la plaignante étaient essentielles à la plausibilité de son témoignage. L'inculpation précoce et la lenteur de l'enquête qui a suivi ont déclenché une procédure totalement désordonnée.
‘A prosecution case that was wholly out-of-step’
The prosecution was set upon utilising the Section 28 procedure, to which the Crown Court at Isleworth agreed. However, serious delays in obtaining the phone evidence and practical deficiencies in the police procedure known as Achieving Best Evidence led to a prosecution case that was wholly out-of-step as the complainant’s evidence could not be pre-recorded until the disclosure process had been resolved.
Un enregistrement en vertu de l'article 28 peu avant le procès est donc discutable et soulève des questions plus larges quant à savoir si le système de justice pénale est même équipé de manière adéquate pour gérer le cadre étroit et le rythme de la procédure.
It appears to be the case that Section 28 creates potential difficulty for appellate lawyers. The final version of the recorded evidence is not stored on the digital platform common to all parties, and so cannot be readily accessed by fresh legal representatives who are assisting in an appeal.
A version is retained on a platform operated by Vodafone, but the procedure to obtain retrospective aspect is difficult. Firstly, the court is as yet unsure of its own procedure to grant access and appellant lawyers can find themselves batted back and forth between court and Vodafone to receive the verification details.
Une fois l'accès accordé, il n'est pas nécessairement évident que les images affichées soient les mêmes que celles qui ont été présentées au jury. On peut s'attendre à ce que des transcriptions soient nécessaires pour mieux comprendre ce qui s'est passé au cours du procès.
Tous ces problèmes empêchent d'explorer correctement les questions d'appel et ont sérieusement besoin d'être formalisés avant que nous n'assistions à une augmentation substantielle des points d'appel qui impliquent des preuves de l'article 28.
‘Les cas de ce type donnent lieu à un travail important.’
As the courts see more Section 28 cases the importance of funding in this area is brought further into the spotlight. The trial is technically deemed to have started once the recording of cross-examination begins.
Par conséquent, le barreau a exigé à juste titre que l'Agence d'aide juridique reconnaisse le travail accru que représentent la préparation et la conduite de deux segments d'un procès, souvent à plusieurs mois d'intervalle.
Du point de vue de l'avocat, les affaires de ce type représentent également un travail considérable. Outre les questions administratives, toute affaire impliquant un EBA nécessite un processus long et minutieux de réception des instructions, de comparaison des transcriptions et de recoupement des preuves provenant d'autres sources.
La préparation d'une affaire dans laquelle le procès lui-même se déroule sur plusieurs mois à deux moments différents implique inévitablement la duplication appropriée et nécessaire de l'examen des preuves.
Because of this, it is my opinion that lawyers should not be funded for, and so expected to have, only one opportunity to consider the primary case documents. The legal aid funding scheme for defence solicitors is desperately parlous in any event – and this true even more so in Section 28 cases.
When considering the future of the scheme, one can only anticipate that Section 28 va encompass more and more cases as the procedure and technology improves.
However, whilst it is clearly desirable to provide witnesses with the optimum conditions in which to give oral testimony it is contrary to the interests of justice to make special measures entirely routine, blunting the efficacy of the examination process.
For further information contact Piers Desser directly on 020 7613 7138 ou par courriel p.desser@rfblegal.co.uk